Assurance BTP gros œuvre

Le gros œuvre touche la structure même du bâtiment : fondations, poteaux, poutres, charpente, toiture, étanchéité. Un désordre sur ces éléments peut compromettre la solidité de l’ouvrage entier, ce qui explique pourquoi l’assurance décennale occupe une place centrale dans la couverture de ces entreprises.

Deux ouvriers en casque de chantier consultent les plans sur une tablette
Risques

Ce qui vous expose particulièrement

  • Un désordre après la réception

    Une fissure, une infiltration ou un affaissement peut apparaître des années après le chantier et engager votre responsabilité pendant dix ans.

    Protégez vous avec une Décennale

  • Un accident sur le chantier

    Une chute de matériaux ou une fausse manœuvre peut blesser un tiers ou endommager un bâtiment voisin.

    Protégez vous avec une RC Pro

  • Un engin en panne

    Une bétonnière, une grue ou une pelle à l'arrêt bloque le chantier et retarde la livraison.

    Protégez vous avec une Bris de machine

Synthèse

Les assurances à regarder pour votre activité

Changement de situation

Nous vous accompagnons lorsque votre entreprise évolue

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Les changements à surveiller :

Obligations d’assurance dans le secteur gros œuvre

La loi Spinetta du 4 janvier 1978, codifiée à l’article L241-1 du Code des assurances, impose à tout constructeur au sens de l’article 1792 du Code civil de souscrire une assurance décennale avant l’ouverture de chaque chantier. Dans ce groupe, cette obligation concerne le maçon, le charpentier, le couvreur, le couvreur zingueur, le terrassier, le constructeur de maisons individuelles, l’étancheur et le ferrailleur. Elle couvre, pendant dix ans après la réception des travaux, les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.

Le démolisseur est dans une situation distincte : l’obligation décennale ne s’applique qu’aux missions qui consistent à réaliser ou concevoir un ouvrage ou un élément indissociable du bâti. Une démolition pure, sans reconstruction, ne relève pas de l’article 1792 ; en revanche, dès que le démolisseur intervient sur des travaux préparatoires intégrés à une reconstruction ou touche des éléments structurels conservés, la responsabilité décennale peut s’appliquer. La frontière dépend du contrat de chantier ; un assureur analysera les prestations déclarées.

Les coordonnées de l’assureur et la couverture géographique doivent figurer sur vos devis et factures : l’absence de cette mention expose à des sanctions. Le constructeur de maisons individuelles doit en outre fournir une garantie de livraison au maître d’ouvrage, obligation qui s’ajoute à la décennale.

Si votre entreprise emploie des salariés, une complémentaire santé collective est obligatoire depuis le 1er janvier 2016, avec une participation patronale d’au moins 50 %. Les salariés cadres ouvrent droit à une cotisation de prévoyance obligatoire de 1,50 % de la tranche A. Les travailleurs indépendants sans salarié ne sont soumis à aucune de ces deux obligations.

Garanties recommandées dans le secteur gros œuvre

La garantie décennale du gros œuvre est le socle incontournable pour tous les métiers qui construisent ou rénovent des ouvrages. Elle couvre les dommages graves apparus après la réception, sans que le maître d’ouvrage ait à prouver une faute : c’est une garantie de résultat, ce qui rend le risque financier potentiellement très lourd pour l’entreprise non assurée.

La RC Pro (responsabilité civile professionnelle) prend le relais pour les dommages qui surviennent pendant le chantier : un ouvrier qui blesse un tiers, un engin qui endommage une canalisation voisine, des poussières de démolition qui détériorent des biens adjacents. Elle couvre les dommages corporels, matériels et immatériels causés à des tiers avant la réception des travaux, là où la décennale ne s’applique pas encore.

La Tous Risques Chantier (TRC) garantit les dommages matériels subis par l’ouvrage en cours de construction : incendie, tempête, vol de matériels sur site, effondrement accidentel d’une partie déjà réalisée. Sur un chantier de gros œuvre, les montants en jeu sont élevés dès les premières semaines de terrassement ou de coulage des fondations.

La multirisque professionnelle protège les locaux, le matériel et les stocks de l’entreprise contre l’incendie, le dégât des eaux, le vol et le bris de machine. Pour une entreprise de gros œuvre qui stocke des engins, des coffrages ou des armatures de ferraillage, cette couverture évite qu’un sinistre au dépôt ne paralyse plusieurs chantiers simultanément.

La flotte automobile couvre les véhicules de chantier et les utilitaires circulant sur la voie publique. Les entreprises de terrassement ou de charpente déplacent régulièrement des engins lourds entre plusieurs sites ; une gestion collective des contrats via une flotte automobile simplifie le suivi et peut réduire la prime globale.

Pour les dirigeants, la prévoyance TNS compense la perte de revenus en cas d’arrêt prolongé. Un chef d’entreprise de gros œuvre qui ne peut plus conduire ses chantiers pendant plusieurs mois voit ses frais généraux continuer à courir : la garantie frais généraux permanents, incluse dans certains contrats de prévoyance, couvre précisément cette situation.

Si votre entreprise emploie des salariés, la mutuelle entreprise et la prévoyance entreprise répondent aux obligations légales décrites plus haut et complètent la protection sociale de vos équipes.

Panorama des risques du secteur gros œuvre

Les professionnels du gros œuvre partagent une exposition commune : leurs travaux modifient la structure porteuse du bâtiment, ce qui fait de chaque chantier un engagement de responsabilité à long terme. Un défaut de fondation, une malfaçon sur une charpente ou une étanchéité défaillante peut ne se révéler que plusieurs années après la réception des travaux, bien après que le chantier soit soldé et oublié.

Le risque physique sur chantier est également marqué : travaux en hauteur pour le couvreur et le charpentier, utilisation d’engins de terrassement, manipulation d’armatures métalliques pour le ferrailleur. Ces conditions exposent à des dommages corporels graves, tant pour les salariés que pour les tiers présents sur le site ou à proximité.

La sous-traitance crée un point de vigilance spécifique. L’entreprise principale reste responsable envers le maître d’ouvrage de l’ensemble des travaux réalisés, y compris ceux confiés à un sous-traitant. Les donneurs d’ordre exigent souvent, par contrat, que leurs sous-traitants présentent une attestation d’assurance décennale en cours de validité avant le démarrage des travaux.

Les entreprises de gros œuvre travaillent fréquemment en milieu occupé ou à proximité de réseaux enterrés : risque de dommages aux tiers non négligeable lors de terrassements ou de micropieux. Le constructeur de maisons individuelles, quant à lui, gère en plus la responsabilité contractuelle vis-à-vis du particulier maître d’ouvrage, avec des délais et des garanties légales supplémentaires.

La trésorerie de ces entreprises est souvent tendue entre l’avancement des chantiers et les délais de paiement. Un sinistre non couvert sur un ouvrage réalisé peut engager le patrimoine professionnel de l’entreprise à hauteur du coût de reprise des travaux, parfois supérieur au chiffre d’affaires annuel généré par ce chantier.

Les métiers du secteur gros œuvre

Les métiers de structure et de fondation regroupent le Maçon, le Terrassier et le Ferrailleur. Ces trois professions interviennent sur les éléments porteurs du bâtiment : fondations, dalles, voiles en béton armé, micropieux. Leurs travaux sont indissociables de l’ouvrage et engagent pleinement la responsabilité décennale.

Les métiers d’enveloppe et de couverture rassemblent le Couvreur, le couvreur zingueur et le Charpentier. La couverture et la charpente conditionnent l’étanchéité à l’eau et la tenue de la toiture ; un désordre sur ces ouvrages rend rapidement le bâtiment impropre à sa destination, ce qui déclenche la garantie décennale.

L’Étancheur intervient sur les toitures-terrasses, les parkings souterrains et les façades. Ses travaux constituent des éléments d’équipement indissociables du gros œuvre, soumis à la décennale dès lors qu’une infiltration compromet la solidité ou l’usage du bâtiment.

Le Constructeur de maisons individuelles cumule plusieurs responsabilités : décennale, garantie de livraison au prix et au délai convenus, et coordination de l’ensemble des corps de métier. Son exposition est plus large que celle d’un entrepreneur spécialisé car il répond de l’ouvrage dans sa globalité.

Le Démolisseur présente un profil de risque différent : risque de pollution des sols, dommages aux structures adjacentes, gestion des déchets de chantier. Selon la nature de ses prestations, il peut ou non être soumis à la décennale, ce qui rend l’analyse de son activité réelle indispensable avant toute souscription.

FAQ

FAQ assurance btp gros œuvre

Témoignages

Ce que nos clients disent de nous

Alexandre Ansquer

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Kinésithérapeute

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20 Aug 2025
Tom Gallet

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04 Dec 2025
Devis

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