Assurance startup & deeptech

Les startups et entreprises deeptech cumulent des risques que les contrats standard couvrent mal : une activité souvent inclassable par les assureurs, une dépendance forte à quelques fondateurs, et des données qui constituent à la fois le cœur de valeur et la principale surface d’attaque. Construire une couverture adaptée suppose de comprendre ces particularités avant même de comparer des primes.

Deux entrepreneurs discutent devant un tableau noir rempli de schémas et de stratégies
Risques

Ce qui vous expose particulièrement

  • Une cyberattaque

    Une faille de sécurité ou une fuite de données peut interrompre votre activité et engager votre responsabilité.

    Protégez vous avec une Cyber

  • Une erreur

    Un bug, un retard ou un mauvais conseil peut entraîner des pertes financières et des réclamations de vos clients.

    Protégez vous avec une RC Pro

  • Une mise en cause des dirigeants

    Une faute de gestion peut être reprochée personnellement aux fondateurs par un investisseur, un salarié ou un créancier.

    Protégez vous avec une Responsabilité des Dirigeants (D&O)

Synthèse

Les assurances à regarder pour votre activité

Changement de situation

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Les changements à surveiller :

Les garanties clés du secteur startup & deeptech

La RC Pro des startups tech est le socle de toute couverture professionnelle dans ce secteur. Elle prend en charge les réclamations de clients ou de tiers liées à une erreur, une omission ou une négligence dans la prestation : un bug qui entraîne une perte de données chez un client B2B, un algorithme qui produit un résultat erroné utilisé dans une décision médicale, un rapport de due diligence incomplet. Sans cette garantie, le patrimoine professionnel de la société répond directement du préjudice subi par le tiers.

L’assurance cyber couvre les frais de notification aux personnes concernées, les coûts de remédiation technique, la défense en cas de réclamation de tiers et les pertes d’exploitation consécutives à une attaque. Les amendes administratives, par exemple celles prononcées par la CNIL, ne sont en principe pas assurables : la cyber prend en charge les frais, pas les sanctions elles-mêmes. Pour une startup qui traite des données personnelles de ses utilisateurs ou de ses clients, cette couverture est souvent exigée par les investisseurs dès la première levée de fonds.

La responsabilité des dirigeants (aussi appelée D&O, Directors & Officers) protège les fondateurs et membres du conseil d’administration contre les réclamations liées à une faute de gestion : décision d’investissement contestée par un associé, manquement à une obligation réglementaire, litige avec un salarié licencié. Elle est souvent exigée par les fonds d’investissement comme condition de closing lors d’une levée de fonds, car elle sécurise leur propre exposition.

L’assurance homme clé compense la perte de chiffre d’affaires ou les surcoûts de remplacement liés à l’indisponibilité soudaine d’un fondateur ou d’un expert dont l’activité conditionne la valorisation de l’entreprise. Dans une deeptech où une seule personne maîtrise la technologie propriétaire, cette garantie peut faire la différence entre une levée de fonds maintenue et un projet mis en pause.

Le Pack Levée de Fonds et le Pack Startup regroupent plusieurs de ces garanties dans un contrat conçu pour les besoins des startups à chaque stade de financement. La multirisque professionnelle couvre les locaux, le matériel informatique et les équipements de laboratoire contre l’incendie, le vol ou les dommages matériels accidentels. Selon le stade de l’entreprise, une prévoyance TNS ou une mutuelle entreprise complète la protection de l’équipe fondatrice et des premiers salariés.

Panorama des risques du secteur startup & deeptech

Les startups partagent un profil de risque atypique : elles déploient des produits à fort contenu technologique avant même d’avoir stabilisé leur modèle, ce qui rend difficile la description précise de l’activité à l’assureur. Le code NAF, attribué par l’INSEE à partir de l’activité déclarée, sert de repère aux assureurs pour classer le risque, mais il ne reflète pas toujours la réalité d’une startup qui combine édition logicielle, conseil et expérimentation. C’est la description des activités inscrite au contrat qui fixe réellement la couverture : une activité mal décrite peut laisser un sinistre sans indemnisation.

Les startups deeptech ajoutent une couche de complexité supplémentaire. Leurs technologies, issues de la recherche fondamentale, n’ont pas d’équivalent classifiable dans les grilles tarifaires des assureurs. Une startup qui développe un matériau biosourcé, un dispositif médical ou un procédé de captage carbone peut se voir refuser la souscription par des compagnies qui ne savent pas évaluer le risque. Dans ces cas, un courtier grossiste spécialisé, capable de construire un contrat sur mesure auprès du marché de Londres (Lloyd’s) ou d’assureurs spécialisés, devient la seule voie d’accès à une couverture réelle.

Les startups SaaS B2B et les startups IA exposent leurs clients à des risques de dommages en cascade : une interruption de service ou une décision automatisée erronée peut affecter des dizaines de clients simultanément. Les startups marketplace, edtech ou foodtech cumulent des responsabilités vis-à-vis de plusieurs parties prenantes à la fois. Les startups medtech et biotech font face à des exigences réglementaires spécifiques qui influencent directement les plafonds de garantie à négocier.

La dépendance aux fondateurs reste le risque opérationnel le moins bien couvert dans les premiers stades. Une startup IA dont le seul expert en machine learning est indisponible pendant plusieurs mois peut perdre un contrat stratégique ou manquer une levée. La garantie homme clé et la prévoyance TNS répondent à ce risque de manière complémentaire.

Obligations d’assurance dans le secteur startup & deeptech

Aucune obligation d’assurance professionnelle spécifique n’est imposée aux startups et entreprises deeptech en tant que telles. Une startup peut donc légalement exercer sans RC Pro ni assurance cyber. Cela ne signifie pas que ces garanties sont facultatives dans les faits.

Deux obligations légales s’appliquent dès l’embauche de salariés. La complémentaire santé collective est obligatoire dans le secteur privé depuis le 1er janvier 2016 (article L911-7 du Code de la sécurité sociale), avec une participation de l’employeur d’au moins 50 % de la prime. Pour les salariés cadres, une cotisation de prévoyance est obligatoire à hauteur de 1,50 % de la tranche A de la rémunération (ANI du 17 novembre 2017). Un fondateur indépendant sans salarié n’est soumis à aucune de ces deux obligations.

En dehors de ces deux cas, les garanties sont exigées dans les faits par des tiers, pas par la loi. Les grands comptes et les entreprises du CAC 40 demandent une attestation d’assurance RC Pro avant de signer un contrat de prestation. Les fonds d’investissement conditionnent souvent le closing d’une levée de fonds à la souscription d’une D&O et d’une cyber. Une startup qui vise une expansion aux États-Unis devra négocier des extensions territoriales de garanties, car les plafonds et conditions des contrats français ne couvrent pas automatiquement les réclamations formées devant des juridictions américaines.

Assurance par métier dans le secteur startup & deeptech

Les risques varient sensiblement selon le modèle et la technologie. Voici les principales familles.

Startups logicielles et données. Les startups SaaS B2B et les startups IA exposent leurs clients à des dommages liés à la disponibilité du service et à la fiabilité des sorties algorithmiques. La RC Pro en base réclamation (c’est-à-dire déclenchée par la date de dépôt de la réclamation et non par la date du fait générateur) et la cyber sont les deux garanties prioritaires. Les startups mobile app partagent ce profil avec un risque supplémentaire lié à la collecte de données personnelles sur terminaux.

Startups à fort contenu réglementaire. Les startups medtech et les startups biotech opèrent dans des cadres réglementaires stricts qui imposent des plafonds de garantie élevés et des franchises négociées avec soin. Une franchise trop haute (part du sinistre restant à la charge de l’assuré) peut rendre une indemnisation théorique sans effet pratique. Les startups greentech engagent parfois une responsabilité civile environnementale si leur activité implique des procédés industriels ou des rejets.

Startups de services et plateformes. Les startups marketplace et les startups edtech cumulent une responsabilité vis-à-vis des utilisateurs finaux et des prestataires référencés. Les startups foodtech ajoutent un risque produit si elles commercialisent des denrées. Les studios de startup et les incubateurs et accélérateurs portent une responsabilité de conseil envers les entrepreneurs accompagnés, couverte par la RC Pro.

FAQ

FAQ assurance startup & deeptech

Témoignages

Ce que nos clients disent de nous

Alexandre Ansquer

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20 Aug 2025
Tom Gallet

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04 Dec 2025
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