Assurance commerce non alimentaire

Le commerce non alimentaire ne fait l’objet d’aucune obligation d’assurance professionnelle spécifique imposée par la loi. Cette absence de contrainte réglementaire ne réduit pas l’exposition aux risques : une chute de client en boutique, un produit défectueux vendu, un incendie qui détruit le stock peuvent engager la responsabilité civile du commerçant et menacer la continuité de l’activité.

Rayonnages de produits organisés dans un magasin de détail avec clients en train de faire leurs achats
Risques

Ce qui vous expose particulièrement

  • Un cambriolage

    Votre stock et votre caisse sont exposés au vol, de jour comme de nuit.

    Protégez vous avec une Assurance des locaux

  • Un client blessé en magasin

    Une chute, un présentoir qui bascule : un accident dans la boutique peut engager votre responsabilité.

    Protégez vous avec une RC Pro

  • Un produit défectueux

    Un produit vendu qui cause un dommage peut vous être reproché, même si vous ne l'avez pas fabriqué.

    Protégez vous avec une RC Pro

Synthèse

Les assurances à regarder pour votre activité

Changement de situation

Nous vous accompagnons lorsque votre entreprise évolue

Votre entreprise évolue, vos besoins aussi. Chaque année, nous faisons le point avec vous et adaptons vos assurances aux changements de votre activité.

Les changements à surveiller :

Les garanties clés du secteur non alimentaire

La multirisque professionnelle couvre en un seul contrat les dommages aux locaux, au stock et au matériel (incendie, dégâts des eaux, vol, bris), ainsi que la responsabilité civile exploitation, c’est-à-dire les dommages corporels ou matériels causés à des tiers dans le cadre du fonctionnement du point de vente. C’est le socle habituel pour un commerce sédentaire. La franchise, part du sinistre qui reste à la charge de l’assuré, varie selon le contrat et le type de dommage.

La RC Pro des commerces non alimentaires complète ce socle quand la vente ou le conseil engagent la responsabilité du commerçant au-delà de la simple exploitation du local. Un bijoutier qui répare une montre et l’endommage, un magasin de sport qui conseille un équipement inadapté à la pratique déclarée par le client : ces situations relèvent de la responsabilité civile professionnelle, distincte de la RC exploitation.

La perte d’exploitation indemnise la perte de marge brute et les frais fixes qui continuent de courir après un sinistre garanti (incendie, dégâts des eaux) qui contraint à fermer ou à réduire l’activité. Elle ne couvre pas l’indisponibilité du gérant pour raison de santé, qui relève de la prévoyance.

Les marchandises transportées méritent une attention particulière pour les commerçants qui approvisionnent eux-mêmes leurs stocks ou livrent leurs clients : le contrat de transport de marchandises couvre les pertes et dommages pendant le trajet, là où la multirisque s’arrête au seuil du local. Pour des stocks à forte valeur unitaire (bijouterie, électroménager haut de gamme), une garantie ad valorem permet de déclarer la valeur exacte des biens transportés et d’obtenir une indemnisation à hauteur de cette valeur.

Les commerçants employant des salariés ont deux obligations légales : la mutuelle entreprise (complémentaire santé collective) depuis le 1er janvier 2016, avec une prise en charge d’au moins 50 % de la cotisation par l’employeur, et une cotisation de prévoyance de 1,50 % de la tranche A du salaire pour les salariés cadres (ANI du 17 novembre 2017). Pour le gérant non salarié, la mutuelle TNS et la prévoyance TNS relèvent d’un choix personnel, sans obligation légale.

La protection juridique entreprise prend en charge les frais de défense en cas de litige avec un fournisseur, un bailleur ou un client, sans payer la reprise d’un stock endommagé ni rembourser une marchandise.

Aucune loi n’impose à un commerçant non alimentaire de souscrire une RC Pro, une multirisque ou une assurance de locaux à titre personnel. Cette règle vaut que le commerce soit sédentaire, ambulant ou présent sur foires et marchés.

Deux obligations légales existent néanmoins pour les commerçants qui emploient des salariés. La complémentaire santé collective est obligatoire depuis le 1er janvier 2016 en application de l’article L911-7 du Code de la sécurité sociale, avec participation de l’employeur d’au moins 50 %. La cotisation de prévoyance pour les salariés cadres est obligatoire depuis l’ANI du 17 novembre 2017. Les travailleurs indépendants sans salarié ne sont soumis ni à l’une ni à l’autre.

En dehors de ces deux points, certaines garanties sont souvent exigées dans les faits. Un bailleur commercial peut conditionner la signature du bail à la présentation d’une attestation d’assurance couvrant les locaux professionnels. Un organisateur de foire ou de marché peut exiger une RC Pro avant d’attribuer un emplacement. Ces exigences contractuelles ne créent pas une obligation légale, mais elles rendent la souscription indispensable en pratique.

Les risques du secteur non alimentaire

Les commerces non alimentaires partagent plusieurs expositions communes. Le passage de clientèle dans un espace physique crée un risque de dommages corporels : une chute sur un présentoir mal positionné, un portant qui bascule, un sol glissant après nettoyage. Ces sinistres engagent la responsabilité civile exploitation du commerçant même sans faute caractérisée.

Le stock constitue souvent l’actif le plus exposé. Un incendie ou un dégât des eaux dans un magasin de meubles ou un magasin d’électroménager peut représenter une perte financière disproportionnée par rapport au chiffre d’affaires mensuel. Le vol, avec ou sans effraction, est un risque récurrent dans les commerces de bijouterie, de prêt-à-porter et de téléphonie.

Les risques diffèrent selon que le commerce est sédentaire ou non-sédentaire. Un commerçant sédentaire concentre ses risques sur le local et son contenu. Un commerçant non-sédentaire, exposant sur foires et marchés, ajoute à cela les dommages au matériel pendant le transport, les accidents au montage et au démontage, et les dommages causés par une structure (barnum, parasol) mal arrimée. Ces deux profils ne relèvent pas du même contrat.

La nature du produit vendu crée des différences de responsabilité importantes. Un vape shop ou un magasin de jouets vend des produits dont le défaut peut causer des dommages corporels aux utilisateurs, ce qui engage la responsabilité civile du distributeur même si la fabrication incombe à un tiers. Une librairie ou une animalerie présente un profil de risque produit différent, centré davantage sur le conseil ou sur la santé animale.

Assurance par métier dans le secteur non alimentaire

Les commerces de biens à forte valeur unitaire (bijoutier, horloger, magasin d’électroménager) nécessitent une attention particulière sur les plafonds de garantie vol et sur la couverture des marchandises transportées, car la valeur du stock peut dépasser largement les plafonds standards d’un contrat multirisque de base.

Les commerces de proximité à fort trafic (boutique de chaussures, boutique de prêt-à-porter, magasin de sport) concentrent leur exposition sur la responsabilité civile exploitation et la perte d’exploitation en cas de fermeture forcée.

Les commerces spécialisés à risque produit élevé (magasin de jouets, vape shop, animalerie) doivent vérifier que leur contrat couvre explicitement les dommages causés par les produits distribués, y compris les dommages immatériels consécutifs à une erreur de conseil ou une omission d’information.

Les commerces mixtes ou atypiques (concept store, commerçant multi-produits) présentent un profil difficile à classer : les assureurs calent leur tarification sur la description précise des activités déclarées au contrat, pas uniquement sur le code NAF attribué par l’INSEE. Une déclaration incomplète peut conduire à une exclusion partielle en cas de sinistre.

Le buraliste, la librairie et le fleuriste ont en commun une activité de vente au détail à faible valeur unitaire par transaction, mais chacun présente des spécificités : le buraliste gère des produits réglementés (tabac, jeux), la librairie peut avoir un stock de livres difficile à remplacer rapidement, le fleuriste travaille avec des marchandises périssables qui ne relèvent pas d’une garantie marchandises standard.

FAQ

Questions fréquentes sur l’assurance commerce non alimentaire

Témoignages

Ce que nos clients disent de nous

Alexandre Ansquer

Alexandre Ansquer

Kinésithérapeute

Très bon accompagnement dans mes démarches d’assurance. Les réponses ont été claires, rapides et adaptées à ma situation. J’ai apprécié le professionnalisme, la disponibilité et la transparence. Un vrai gain de temps et d’énergie. Merci pour votre aide !

20 Aug 2025
Tom Gallet

Tom Gallet

Ingénieur BTP

Je recommande. Très efficace, de bons conseils et propose une offre adapté aux besoins (Mutuelle en travailleur non salarié pour mon cas).

04 Dec 2025
Devis

Protégez votre activité dès aujourd’hui !

Répondez à quelques questions et recevez une proposition d'assurance adaptée à votre activité.

Gratuit et sans engagement. Réponse sous 24h.