Aucune assurance professionnelle n’est imposée par la loi à l’éleveur, hors obligation d’assurer les véhicules utilisés et, s’il emploie des salariés, de mettre en place une complémentaire santé collective. En pratique, certains garanties restent indispensables dès lors qu’un animal cause un dommage à un tiers ou qu’un sinistre immobilise l’exploitation.
Nous vous accompagnons lorsque votre entreprise évolue
Votre entreprise évolue, vos besoins aussi. Chaque année, nous faisons le point avec vous et adaptons vos assurances aux changements de votre activité.
Quelle garantie intervient en cas de sinistre comme éleveur ?
Un chien de l’élevage mord un visiteur venu retirer sa portée. La responsabilité civile de l’éleveur est engagée au titre de la garde de l’animal. Le contrat de RC Pro prend en charge les dommages corporels subis par le tiers.
Un incendie se déclare dans la maternité suite à une défaillance d’une lampe chauffante. Les installations, le matériel et les animaux présents sont détruits. La multirisque professionnelle couvre les dommages matériels aux biens assurés ; la perte d’exploitation (indemnisation de la baisse de marge pendant la remise en état) prend le relais pour les frais fixes qui continuent de courir.
Un acheteur conteste la conformité génétique d’un chiot vendu et assigne l’éleveur en justice. La protection juridique finance les frais d’avocat et de procédure, sans que l’éleveur n’ait à avancer ces coûts.
Une épizootie oblige à placer l’élevage en quarantaine plusieurs semaines. L’activité est à l’arrêt, les charges continuent. Une garantie perte d’exploitation adossée à la multirisque peut couvrir cette période selon les conditions du contrat.
Risques professionnels du métier d’éleveur
L’éleveur détient des animaux vivants : chiens, chats, chevaux, bovins ou volailles selon la spécialité. Chaque animal représente un risque de dommage corporel envers un visiteur, un client, un salarié ou un vétérinaire intervenant sur place.
Les locaux (chenils, boxes, bâtiments d’élevage) concentrent des équipements électriques, des lampes chauffantes, des systèmes de ventilation. Un départ de feu peut détruire l’ensemble du cheptel en quelques minutes.
La vente d’animaux expose à des contestations sur l’état de santé, les garanties génétiques ou la conformité au standard de race. Un litige avec un acheteur peut aboutir à une procédure judiciaire longue.
Les déplacements pour participer à des expositions, livrer des animaux ou rendre visite à des éleveurs partenaires mobilisent des véhicules et impliquent le transport d’animaux vivants, avec le risque de dommages en cours de route.
Prix d’une assurance éleveur
Plusieurs facteurs influencent le niveau de cotisation :
L’espèce élevée : un élevage canin ou félin n’expose pas aux mêmes dommages potentiels qu’un élevage équin ou bovin, où les animaux peuvent causer des blessures graves.
Le chiffre d’affaires annuel et le nombre d’animaux détenus simultanément.
La surface et la nature des bâtiments (propriété ou location, construction en dur ou modulaire).
Le nombre de salariés ou de stagiaires présents sur l’exploitation.
L’historique de sinistralité déclaré lors de la souscription.
Les plafonds de garantie choisis et le niveau de franchise (somme restant à la charge de l’assuré en cas de sinistre).
Aucun tarif type ne peut être avancé sans analyse du dossier. Un devis personnalisé reste le seul moyen d’obtenir un chiffre fiable.
Comment choisir son assurance éleveur ?
La première vérification porte sur les activités déclarées au contrat. Un éleveur qui pratique aussi la pension, le toilettage ou l’éducation canine doit s’assurer que ces activités sont bien couvertes, car certains contrats les excluent ou les soumettent à une garantie séparée.
Le plafond de responsabilité civile doit tenir compte de la valeur des animaux confiés par des tiers (pension, saillie) et du risque de dommages corporels graves causés par un cheval ou un bovin.
En base réclamation (mode de déclenchement du contrat où la garantie s’active à la date de la réclamation, quel que soit le moment du fait dommageable), vérifier que la reprise du passé inconnu est bien incluse. À la résiliation ou à la cessation d’activité, la garantie subséquente (qui couvre les réclamations présentées après la fin du contrat pour des faits survenus pendant sa validité) doit courir au moins dix ans.
Les exclusions à surveiller : dommages causés par des animaux sauvages détenus sans autorisation, défaut de vaccination ou de certification sanitaire, activités de dressage non déclarées.
Assurances obligatoires pour exercer comme éleveur
Aucune assurance professionnelle spécifique n’est rendue obligatoire par la loi pour l’éleveur. Deux obligations légales s’appliquent toutefois dans certains cas :
L’assurance des véhicules utilisés à titre professionnel reste obligatoire.
Si l’éleveur emploie des salariés, une complémentaire santé collective est obligatoire depuis le 1er janvier 2016 (article L911-7 du Code de la sécurité sociale), avec une participation de l’employeur d’au moins 50 %. Pour les salariés cadres, une cotisation de prévoyance de 1,50 % de la tranche A s’ajoute (ANI du 17 novembre 2017).
En dehors de ces cas, certaines garanties sont souvent exigées par les bailleurs de locaux professionnels ou par les donneurs d’ordre lors de contrats de prestation. Un éleveur qui accueille du public (visites, remise d’animaux) sera exposé à des réclamations de tiers sans RC Pro.
Couverture selon le mode d’exercice
L’éleveur indépendant (entrepreneur individuel) voit son patrimoine professionnel séparé de son patrimoine personnel depuis la loi du 14 février 2022. En cas de sinistre, le patrimoine professionnel peut cependant ne pas suffire à couvrir des dommages corporels graves.
En micro-entreprise, le chiffre d’affaires plafonné limite la taille de l’exploitation. Les contrats proposés sont souvent moins étendus ; vérifier que les activités annexes (pension, éducation) sont bien couvertes.
En société (EARL, SASU, SARL agricole), la responsabilité est portée par la structure, mais le dirigeant reste exposé à titre personnel en cas de faute de gestion. Une garantie associés dirigeants peut compléter le dispositif.
L’éleveur salarié d’une exploitation est couvert par la RC de son employeur pour les actes accomplis dans le cadre de son contrat de travail. Il reste personnellement exposé pour toute activité exercée en dehors.
Garanties recommandées dans le métier d’éleveur
RC Pro
La responsabilité civile professionnelle couvre les dommages corporels, matériels et immatériels causés à un tiers dans le cadre de l’activité : morsure d’un animal, chute d’un visiteur dans les locaux, animal vendu présentant un vice caché. C’est la garantie de base pour tout éleveur recevant du public ou vendant des animaux.
Multirisque Professionnelle
La multirisque professionnelle regroupe en un seul contrat la couverture des biens (bâtiments, matériel, stocks d’aliments, animaux selon les conditions) contre l’incendie, le dégât des eaux, le vol et les catastrophes naturelles. Elle constitue le socle de protection des locaux d’élevage.
Perte d’exploitation
La perte d’exploitation indemnise la baisse de marge brute et les frais fixes qui continuent après un sinistre matériel garanti (incendie, inondation) qui stoppe l’activité. Elle ne couvre pas l’arrêt lié à la maladie du dirigeant, qui relève de la prévoyance.
Protection Juridique Entreprise
La protection juridique finance les frais de défense en cas de litige avec un acheteur contestant la santé ou la conformité d’un animal, avec un fournisseur ou avec l’administration. Elle prend en charge les honoraires d’avocat, les frais d’expertise et les frais de procédure.
Prévoyance TNS
L’éleveur indépendant ne bénéficie pas d’indemnités journalières au niveau d’un salarié en cas d’arrêt de travail. La prévoyance TNS verse des indemnités journalières pendant l’incapacité et, selon les options, une rente en cas d’invalidité ou un capital décès.
Mutuelle TNS
Le régime général de la Sécurité sociale des indépendants (les travailleurs indépendants relèvent du régime général depuis 2020) rembourse les soins à un niveau souvent inférieur à celui des salariés. La mutuelle TNS complète ces remboursements, notamment pour les soins dentaires, optiques et les frais d’hospitalisation.
FAQ
FAQ assurance éleveur
L’assurance est-elle obligatoire pour un élevage canin ?
Les animaux de l’élevage sont-ils automatiquement couverts par la multirisque ?
Que couvre la perte d’exploitation en cas de quarantaine sanitaire ?
Témoignages
Ce que nos clients disent de nous
Alexandre Ansquer
Kinésithérapeute
Très bon accompagnement dans mes démarches d’assurance. Les réponses ont été claires, rapides et adaptées à ma situation. J’ai apprécié le professionnalisme, la disponibilité et la transparence. Un vrai gain de temps et d’énergie. Merci pour votre aide !
20 Aug 2025
Tom Gallet
Ingénieur BTP
Je recommande. Très efficace, de bons conseils et propose une offre adapté aux besoins (Mutuelle en travailleur non salarié pour mon cas).
04 Dec 2025
Devis
Protégez votre activité dès aujourd’hui !
Répondez à quelques questions et recevez une proposition d'assurance adaptée à votre activité.