Assurance sous-traitant industriel

Le sous-traitant industriel travaille avec des matériaux, des machines et des pièces qui appartiennent souvent au donneur d’ordre, dans des délais serrés et selon des cahiers des charges stricts. Une non-conformité, un incendie ou un dommage sur un outillage confié peut engager sa responsabilité pour des montants sans commune mesure avec son chiffre d’affaires.

Ouvrier en uniforme bleu et casque de sécurité dans un atelier industriel
Risques

Ce qui vous expose particulièrement

  • Une machine à l'arrêt

    La panne d'une machine de production peut bloquer toute la chaîne et retarder vos livraisons.

    Protégez vous avec une Bris de machine

  • Un produit défectueux

    Un défaut de fabrication peut causer un dommage chez un client et entraîner un rappel de produits.

    Protégez vous avec une RC Pro

  • Un incendie sur le site

    Un sinistre peut détruire vos bâtiments, vos stocks et votre outil de production.

    Protégez vous avec une Assurance des locaux

Synthèse

Les assurances à regarder pour votre activité

Changement de situation

Nous vous accompagnons lorsque votre entreprise évolue

Votre entreprise évolue, vos besoins aussi. Chaque année, nous faisons le point avec vous et adaptons vos assurances aux changements de votre activité.

Les changements à surveiller :

Risques professionnels du métier de sous-traitant industriel

L’activité d’un sous-traitant industriel s’organise autour de plusieurs points de friction entre ses obligations contractuelles et les risques réels qu’il supporte. Le premier est la fabrication ou la transformation de pièces selon les spécifications du donneur d’ordre : un défaut de cote, un mauvais traitement thermique ou un assemblage incorrect peut provoquer un rappel de produits finis chez le client final, dont le coût dépasse souvent la valeur du lot livré.

Le deuxième point de risque concerne les outillages, moules et gabarits confiés par le donneur d’ordre : leur valeur est parfois très élevée, et leur destruction ou détérioration dans l’atelier engage directement la responsabilité de l’entreprise sous-traitante. Les locaux eux-mêmes exposent à un incendie ou à un dégât des eaux qui peut immobiliser toute la ligne de production. La perte d’exploitation qui s’ensuit pèse sur les relations contractuelles et peut conduire à des pénalités de retard.

Les déplacements de techniciens chez le client pour des interventions sur site, les données de plans et de fichiers CAO échangés par voie numérique, et les conseils techniques donnés en amont d’une série constituent des risques spécifiques que les contrats standards de sous-traitance ne couvrent pas spontanément.

Sinistres types du métier de sous-traitant industriel

Un sous-traitant en usinage livre un lot de pièces mécaniques intégrées dans des équipements industriels. Un contrôle qualité chez le donneur d’ordre révèle un défaut de dureté sur l’ensemble du lot, qui doit être retiré et retraité. Le coût de dépose, de tri et de remplacement des pièces montées est réclamé au sous-traitant : la RC Pro prend en charge la réclamation, dans la limite du plafond contractuel.

Un incendie se déclare dans un atelier de traitement de surface un week-end. Les machines de l’entreprise sont détruites, mais des moules appartenant à deux donneurs d’ordre différents sont également perdus. La multirisque professionnelle couvre les machines propres à l’entreprise ; la RC Générale intervient pour les dommages causés aux biens confiés par les clients.

Un technicien d’une entreprise sous-traitante en électronique industrielle se rend chez un client pour valider une ligne de montage. Il endommage accidentellement un équipement de test appartenant au client. La RC Générale couvre ce dommage causé à un tiers dans le cadre de l’activité.

Une cyberattaque chiffre les fichiers de plans et de programmes CN d’un atelier de mécanique de précision. La production est arrêtée plusieurs jours le temps de restaurer les sauvegardes. L’assurance cyber prend en charge les frais de remédiation et les pertes d’exploitation liées à l’interruption.

Indépendant, société ou salarié, quelles différences ?

Un sous-traitant industriel qui exerce en nom propre (entrepreneur individuel) voit son patrimoine professionnel exposé en premier en cas de réclamation. Depuis le 15 mai 2022, le patrimoine personnel est séparé automatiquement, mais le patrimoine professionnel peut ne pas suffire à couvrir un sinistre grave. Souscrire une RC Pro avec un plafond adapté au volume des commandes traitées est d’autant plus nécessaire.

Lorsque l’activité est exercée en société (SARL, SAS), la responsabilité est en principe limitée aux apports, mais les dirigeants peuvent être mis en cause personnellement en cas de faute de gestion. La responsabilité des dirigeants (D&O) répond à ce risque spécifique.

Un salarié qui réalise des opérations de sous-traitance pour le compte de son employeur est couvert par la RC de l’entreprise : il ne souscrit rien à titre personnel. L’employeur, en revanche, a des obligations légales envers ses salariés : complémentaire santé collective depuis le 1er janvier 2016 (article L911-7 du Code de la sécurité sociale, participation minimale de 50 % à la charge de l’employeur) et, pour les cadres, cotisation de prévoyance d’au moins 1,50 % de la tranche A (ANI du 17 novembre 2017).

Bien choisir son assurance sous-traitant industriel

La première règle est de déclarer l’intégralité des activités réalisées : un contrat de sous-traitance industrielle qui mentionne uniquement l’usinage ne couvre pas un sinistre survenu lors d’une opération de soudage ou de traitement de surface réalisée en parallèle. Les assureurs vérifient la cohérence entre les activités déclarées et celles figurant dans les contrats commerciaux en cas de réclamation.

Le plafond de garantie doit être calibré sur la valeur maximale des commandes en cours et des outillages confiés, pas sur le chiffre d’affaires annuel moyen. Plusieurs donneurs d’ordre imposent contractuellement un plafond minimal : vérifiez les clauses d’assurance dans chaque contrat de sous-traitance avant de fixer ce plafond.

La franchise (la part du sinistre restant à votre charge) doit être supportable sans mettre en péril la trésorerie. Une franchise élevée réduit la prime mais expose l’entreprise sur les sinistres de fréquence, nombreux dans un environnement industriel.

Attention aux exclusions fréquentes dans ce secteur : les dommages aux biens confiés sont souvent exclus des contrats RC Pro standards et nécessitent une garantie spécifique dans la RC Générale. Les non-conformités qualité sans dommage matériel consécutif sont parfois exclues également.

Obligations d’assurance du métier de sous-traitant industriel

Aucune assurance professionnelle n’est imposée par la loi pour les sous-traitants industriels, hors assurance des véhicules et obligations envers les salariés. Il n’existe pas d’obligation légale de RC Pro, de multirisque ou de bris de machine propre à cette activité.

Dans les faits, plusieurs obligations contractuelles rendent certaines garanties incontournables. Les donneurs d’ordre intègrent systématiquement des clauses d’assurance dans leurs contrats de sous-traitance : ils exigent une attestation de RC Pro avec un plafond minimal, parfois une garantie spécifique sur les biens confiés. Certains grands groupes industriels conditionnent leur agrément de fournisseur à la présentation de ces attestations.

Les bailleurs de locaux industriels exigent une multirisque professionnelle couvrant au minimum l’incendie et les dégâts des eaux. Les établissements financiers qui financent des machines ou des locaux demandent une assurance sur les biens nantis.

Les contrats à prévoir pour exercer comme sous-traitant industriel

RC Pro

La RC Pro couvre les dommages causés à des tiers (donneurs d’ordre, clients finaux, fournisseurs) du fait d’une erreur, d’un défaut de fabrication ou d’un conseil erroné. Elle intervient aussi bien pour des dommages corporels que matériels ou immatériels consécutifs. C’est le contrat central de tout sous-traitant industriel, exigé dans la quasi-totalité des relations contractuelles.

RC Générale

La RC Générale complète la RC Pro en couvrant les dommages causés aux biens appartenant à des tiers mais présents dans vos locaux : outillages, moules, gabarits ou matières premières confiés par le donneur d’ordre. Sans cette garantie, la destruction d’un moule de haute valeur lors d’un incendie reste à la charge de l’entreprise sous-traitante.

Multirisque Professionnelle

La multirisque professionnelle protège les locaux, les stocks et les équipements propres à l’entreprise contre l’incendie, le dégât des eaux, le vol et les catastrophes naturelles. Pour un atelier industriel, elle constitue le socle de la protection des biens.

Bris de machine

Le bris de machine des sous-traitants industriels couvre la détérioration soudaine et accidentelle d’une machine de production (tour, fraiseuse, presse, robot de soudage) qui n’est pas prise en charge par la multirisque. Une casse mécanique ou un court-circuit peut immobiliser un équipement coûteux plusieurs semaines.

Perte d’exploitation

La perte d’exploitation indemnise la baisse de marge brute et les frais fixes (loyers, salaires) pendant la période d’arrêt qui suit un dommage matériel garanti (incendie, bris de machine). Elle ne couvre pas l’indisponibilité du dirigeant, qui relève de la prévoyance.

Cyber

Les sous-traitants industriels échangent des fichiers de plans, de programmes CN et de données de contrôle qualité avec leurs donneurs d’ordre. Une intrusion ou un ransomware peut bloquer la production et exposer des données confidentielles appartenant au client. L’assurance cyber prend en charge les frais de remédiation, la notification des personnes concernées et les réclamations de tiers.

Coût d’une assurance sous-traitant industriel

Plusieurs facteurs font varier le prix d’un contrat pour ce métier.

  • Le chiffre d’affaires : il sert de base de calcul pour la RC Pro et évolue avec le volume d’activité ; un avenant annuel est nécessaire si l’activité croît significativement.
  • L’effectif salarié : il influe sur la prévoyance entreprise et la mutuelle entreprise, et peut peser sur la RC Générale si des interventions chez le client sont fréquentes.
  • La nature des activités : usinage, traitement de surface, assemblage électronique ou chaudronnerie n’exposent pas aux mêmes risques ; les assureurs classent ces activités différemment.
  • La valeur des biens confiés : plus les outillages et moules du donneur d’ordre ont de valeur, plus le plafond de la RC Générale doit être élevé, ce qui pèse sur la prime.
  • Les plafonds et franchises choisis : un plafond élevé et une franchise basse augmentent mécaniquement le coût du contrat.
  • La sinistralité passée : plusieurs réclamations sur les derniers exercices conduisent les assureurs à appliquer une surprime ou à restreindre les conditions de couverture.
  • La localisation des locaux : un atelier en zone inondable ou classée SEVESO voisin influe sur la prime multirisque.
FAQ

FAQ assurance sous-traitant industriel

Témoignages

Ce que nos clients disent de nous

Alexandre Ansquer

Alexandre Ansquer

Kinésithérapeute

Très bon accompagnement dans mes démarches d’assurance. Les réponses ont été claires, rapides et adaptées à ma situation. J’ai apprécié le professionnalisme, la disponibilité et la transparence. Un vrai gain de temps et d’énergie. Merci pour votre aide !

20 Aug 2025
Tom Gallet

Tom Gallet

Ingénieur BTP

Je recommande. Très efficace, de bons conseils et propose une offre adapté aux besoins (Mutuelle en travailleur non salarié pour mon cas).

04 Dec 2025
Devis

Protégez votre activité dès aujourd’hui !

Répondez à quelques questions et recevez une proposition d'assurance adaptée à votre activité.

Gratuit et sans engagement. Réponse sous 24h.